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L'oubli de la langue maternelle : les données du recensement sous-estiment-elles les transferts linguistiques?

Rédigé par :: [jeudi 15 décembre 2011 16:33] Denière mise à jour par Azure René de Cotret :: [mercredi 2 décembre 2020 17:15]
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Année : 2011 Auteur(s) et collaborateur(s) Lepage, Jean-François; Thème Acculturation des minorités Volume et numéro : , 40 Revue : , Cahiers québécois de démographie Collection : , 1 Pages : , 61-85 Résumé La question sur la langue maternelle dans le recensement canadien comporte une condition — la première langue apprise dans l’enfance doit être encore comprise — susceptible d’introduire un biais dans la mesure des transferts linguistiques. Il est impossible de mesurer directement l’importance de ce biais à partir des données de recensement, mais les données de l’Enquête sociale générale (ESG), où la question sur la langue maternelle est posée en deux volets, permettent d’étudier directement le phénomène de l’oubli de la langue maternelle. En regroupant les données provenant de quatre cycles de l’ESG, on constate que le phénomène est globalement marginal et qu’il n’affecte pratiquement pas les anglophones, ni les francophones du Québec et des régions limitrophes. Même si l’oubli de la langue maternelle est significatif chez certains sous-groupes de la population (les francophones vivant en milieu très minoritaire et les personnes de tierce langue maternelle nées au Canada), l’incidence de ces cas sur les calculs de transferts linguistiques reste faible.