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Héritiers des mariages mixtes : possibilités identitaires

Rédigé par :: [vendredi 15 décembre 2006 14:08] Denière mise à jour par Azure René de Cotret :: [mardi 1 décembre 2020 14:39]
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Année : 2006 Auteur(s) et collaborateur(s) Dalley, Phyllis; Thème Anglophones
Éducation
Exogamie
Francophones
Identité
Institutions
Volume et numéro : , 34 Revue : , Éducation et francophonie Collection : , 2 Pages : , 82-94 Résumé Le nombre de mariages entre francophones et anglophones ne cesse d’augmenter au Canada. Il va sans dire que ce phénomène aura une influence importante dans la définition de la francophonie et de la mission de ses écoles. Cet article pose un regard sur l’état actuel de la situation au moyen d’une analyse de deux textes tirés du système expert sur l’exogamie. L’objectif de cette analyse est de déceler les possibilités identitaires offertes aux enfants héritiers des mariages mixtes. Ces enfants sont des bénéficiaires potentiels des écoles de langue française. Ces écoles ont longtemps misé sur la création d’un milieu unilingue pour contrer le transfert linguistique vers l’anglais. Ainsi, l’identité légitime à l’école est celle de « francophone ». Or, l’anglais fait partie du répertoire familial des héritiers. Il n’y a pas lieu de parler de leur transfert linguistique. L’identité de ces enfants est également mise en cause : ils et elles sont appelés à exclure une partie de leur héritage linguistique et culturel dans la construction de leur identité d’élève dans une école francophone. L’analyse présentée dans cet article porte à croire que l’ouverture à l’identité bilingue (francophone et anglophone) de ces élèves est plus grande aujourd’hui qu’elle ne l’était à la fin des années 1980. Pour sa part, l’identité mixte ou hybride qui brouille les frontières entre l’identité francophone et l’identité anglophone rencontre toujours une plus grande résistance.